SANTÉ

Bactéries : elles survivent jusqu'à une semaine dans les sièges d'avion

Bactéries : elles survivent jusqu'à une semaine dans les sièges d'avion
Les bactéries telles que E. coli et le staphylocoque doré peuvent survivre de 96 à 168 heures dans certains éléments des cabines d'avion comme les accoudoirs, les poches situées sur les dossiers, ou encore les tablettes. Crédits : NIAID/RML
Certaines bactéries dangereuses pour la santé, comme E. coli ou le staphylocoque doré, peuvent survivre de 4 à 7 jours dans les sièges d'avion, révèle une étude américaine.

Deux bactéries connues pour leur nocivité, E coli (Escherichia coli) et le staphylocoque doré, peuvent survivre jusqu'à sept jours dans les sièges d'avion, ont révélé des biologistes américains lors de la Conférence Annuelle de Microbiologie qui se tenait à Boston (Etats-Unis) du 17 au 20 mai 2014.

Parmi les différentes souches de bactéries analysées par ces scientifiques au cours de cette étude longue de deux ans, c'est le staphylocoque doré qui détient le record de survie en avion. En effet cette bactérie, dont on sait qu'elle occasionne notamment des intoxications alimentaires, des infections cutanées ou même parfois des septicémies (chez les personnes immunodéprimées), s'avère capable de vivre jusqu'à 168 heures (soit sept jours) sur un accoudoir de siège d'avion, une tablette (celle qui est utilisée par les passagers pour manger les plateaux-repas servis par la compagnie) ou encore un volet pour hublot.

Quant à E. coli, à l'origine de gastro-entérites, d'infections urinaires ou encore de méningites, elle est capable de survivre jusqu'à 96 heures (soit quatre jours) sur le même type de matériel.

Pour parvenir à ce résultat, le biologiste américain Kiril Vaglenov (Université de Auburn, États-Unis) et ses collègues ont mis en culture des souches de E. coli et de staphylocoque doré dans un milieu dont les conditions d'humidité et de température étaient identiques à celles qui prévalent dans les avions.

D'autres études du même type sont actuellement menées par les auteurs de cette étude sur d'autres bactéries pathogènes, comme Mycobacterium tuberculosis, responsable de la tuberculose.

Selon Kiril Vaglenov, ces résultats doivent inciter les compagnies aériennes à mettre au point de nouvelles stratégies de nettoyage et de désinfection dans les avions, par exemple à l'aide de solutions antimicrobiennes naturelles.


Suivre l'auteur de cet article sur Google+ :

NEWSLETTER DU JOURNAL DE LA SCIENCE

Vous aimez la science ? Abonnez-vous à la newsletter du Journal de la Science, et recevez chaque soir un résumé clair et synthétique de l'actualité scientifique de la journée :

VOUS AIMEREZ AUSSI
VOTRE OPINION SUR CET ARTICLE