ONCOLOGIE

Cancer du cerveau chez l'enfant : une avancée majeure dans sa compréhension

glioblastome cancer enfant
<p>Une étude vient de montrer que deux mutations génétiques sont à l'origine de 40% des glioblastomes <em>(image en microscopie électronique ci-dessus)</em> chez l'enfant, cette forme résistante du cancer du cerveau <em>(crédits : <a href="http://commons.wikimedia.org/wiki/User:KGH" target="_blank">KGH</a>)</em></p>
Des chercheurs ont identifié deux mutations génétiques à l'origine de près de 40% des glioblastomes chez l'enfant, l'une des formes les plus dangereuses du cancer du cerveau. Cette percée devrait aider les chercheurs à mettre au point des traitements beaucoup plus appropriés pour ce type de tumeur.

A elles deux, elles causent près de 40% des glioblastomes chez l'enfant, cette forme très résistante du cancer du cerveau. En cause, deux mutations génétiques, qui affectent toutes deux un unique gène, l'histone H3.3. L'influence de ces deux mutations génétiques dans la survenue des glioblastomes chez l'enfant vient d'être révélée par les travaux d'une collaboration internationale, emmenée par l'Université Mac Gill (Québec, Canada) et le Centre Génome Québec (Canada). Un résultat publié le 29 janvier 2012 par la revue Nature.

Lors de leurs travaux, les chercheurs ont notamment découvert que lorsque le gène H3.3 était porteur de ces deux mutations, cela empêche les cellules de se dupliquer normalement, tout en permettant à l'information génétique présente dans les cellules tumorales d'être protégée des traitements habituels de radiothérapie et de chimiothérapie.

Et dans les faits, c'est malheureusement ce qui est observé depuis des décennies dans les hôpitaux du monde entier : les traitements classiques à base de chimiothérapie et de radiothérapie se révèlent bel et bien largement inefficaces dans la lutte contre les glioblastomes pédiatriques. Désormais, les chercheurs savent donc pourquoi.

Le fait d'avoir découvert que les mutations du gène H3.3 avaient pour effet de protéger les cellules tumorales contre les effets des thérapies classiques va donc permettre aux chercheurs de changer leur fusil d'épaule. Désormais, dans la mise au point de traitements contre le glioblastome pédiatrique, il va falloir s'appuyer sur la compréhension du rôle du gène H3.3 dans notre organisme afin de mettre au point des traitements parfaitement ciblés et adaptés. Plutôt que de persister avec les traitements classiques dont les travaux de ces chercheurs viennent de montrer qu'ils ne peuvent pas être opérants dans ce type de cancer.

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